Le 17 février 2012, la Cour Suprême du Canada a rendu un jugement en faveur de la Commission scolaire des Chênes et procureur général du Québec renversant un appel logé par certains parents de la ville de Drummondville ainsi que plusieurs associations de défense des libertés civiles et religieuses.
C’est en 2008 que le gouvernement du Québec rend obligatoire le cours d’éthique et de liberté religieuse. Il remplace le cours d’enseignement moral et religieux catholique et protestant. Certains parents ont demandé que leurs enfants soient exemptés de ce cours en s’appuyant sur l’article 222 de la Loi de l’instruction publique au motif qu’ils pourraient en subir un préjudice grave. Ils invoquent aussi leur droit constitutionnel à la liberté de religion et de conscience et celle de leurs enfants (al.2a de la Charte canadienne des droits et libertés).
Après plusieurs revers en Cour supérieure et en Cour d’appel, la Cour suprême a rejeté leur appel en soutenant que la preuve n’a pas été faite de l’atteinte au droit à la liberté de religion par «la démonstration de facteurs objectifs» «suivant la prépondérance des probabilités»; penser autrement, soutient la Cour, reviendrait «à rejeter la réalité multiculturelle de la société canadienne et méconnaitre les obligations de l’État québécois en matière d’éducation publique» (art.27 de la Charte canadienne des droits et libertés).
Voilà où nous nous retrouvons encore une fois. Devant les valeurs canadiennes imposées par la Cour Suprême en vertu de la Charte canadienne des droits, telle qu’enchâssée dans la constitution canadienne en 1982 par P.E.Trudeau et les neuf premiers ministres anglophones. Cette charte vient imposer un carcan juridique au Québec. C’est sur elle que la Cour s’est appuyée pour rendre inconstitutionnel l’enseignement religieux non multiculturaliste.
Venir prêcher aux enfants du Québec sur une période de onze ans l’ouverture à l’autre et ainsi l’amener à ne se voir que comme une composante «accommodante» multiculturelle de l’ensemble canadien, n’y a -t-il pas là une forme d’endoctrinement, pour ne pas dire de propagande, qui sert aussi les visées idéologiques du gouvernement Charest? Si ce gouvernement avait eu quelque souci démocratique et quelque respect pour la population québécoise, il aurait invoqué la clause dérogatoire ou, à tout le moins, cherché à moduler le contenu et la structure de ce programme en fonction du désir des parents et du respect du patrimoine identitaire du Québec. On a plutôt cherché à lui faire avaler le cours ECR à partir d’un beau discours farci à la rectitude politique.
Tout cela pour éloigner l’enfant québécois de lui-même, en l’amenant à nier son identité propre.
Marilys





29 février 2012 au 8 h 59 min
Marylis merci !
Réveillons-nous et réveillons notre monde !