Sans savoir quelle est la proportion exacte de mères parmi les femmes – autour de 70% des plus de 16 ans en 2005? – il reste que chaque personne humaine en a une. La plupart d’entre nous en saluerons ou en fêterons au moins une ou deux, ce dimanche 13 mai. Sinon toutes.
Quelqu’un a suggéré à Jean Charest de déclarer enfin un moratoire sur la question de l’augmentation des frais de scolarité à l’occasion de cette Fête des mères 2012!… Ce faisant, c’est plutôt au peuple québécois qu’il ferait un cadeau.
Les parents de Mathilde Michaud, une jeune fille blessée lors de l’affrontement de Victoriaville, et ceux de Dominique Laliberté, également victime, proposent le port du Carré blanc pour réclamer ce moratoire, moratoire qu’ils nomment plutôt « armistice », puisque Jean Charest semble « allergique » au premier, comme l’a noté Martine Desjardins. « Ce n’est pas le carré blanc du drapeau de la reddition, c’est le carré blanc de l’armistice. On a formellement besoin d’arrêter cette crise-là qui met chaque jour en danger des centaines de jeunes. Ça va être qui, la prochaine victime? »(Journal La Presse).
Cette suggestion de « moratoire » fût appuyée hier par un groupe de médecins, joignant leur voix à bien d’autres pour réitérer cette demande au Gouvernement. S’y sont ajoutées celles des quatre chefs syndicaux et celle de Gilles Duceppe. L’oreille d’État s’ouvrira-t-elle?
Ce carré blanc peut d’ailleurs très bien se marier au rouge ou au vert…
Du côté des grand-mères, il est inspirant, à l’occasion de cette fête, de prendre contact avec les Mémés déchaînées:
http://www.espaces50plusmontreal.com/liens/MemesDechainees.htm
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En outre, aujourd’hui, samedi, le 12, c’est la Journée mondiale des Infirmières*
Au lendemain de l’ « émeute » de Victoriaville, deux infirmières membres de l’équipe de secouristes présente sur les lieux ont témoigné de leur vécu lors de ces événements qui soulèvent des questions de tous ordres. Ces jeunes femmes – au-delà de leurs allégeances, de leurs convictions et de leurs récits** – ont porté secours à des jeunes en difficulté dans cet épisode troublant, malheureusement associé au conflit étudiant. Elles ont « pris soin ». Et pour cela, elles appellent notre coup de chapeau.
Nous comptons des infirmières parmi les lectrices et les collaboratrices de ce site et, à l’occasion de cette Journée, l’une d’elles, Liette Perreault, a tenu à souligner ce Prendre soin qui, sous l’élan de Florence Nightingale, fonde leur profession et qui s’impose aussi dans les épisodes de fragilité ou de colère collective. Elle en livre sa vision dans la section Points de vue.
independantes.org
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* http://www.journee-mondiale.com/28/12_mai-internationale_infirmiere.htm
** http://fec.csq.qc.net/nouvelles/actualites/actualite/news/42507/index.html)





12 mai 2012 à 10 h 10 min
Oui! l’heure est au prendre soin:
des blessés de la crise,
des blessures non seulement physiques,
mais surtout morales infligées à nos enfants et à nos petits-enfants.
Si la prise de parole est le signe ultime de l’humanitude
le refus à une demande d’être entendu devient une forme incontestable de violence.
Et c’est le Québec qui a mal! C’est le pays à naître qui manque d’oxygène et de compassion!