Embarras de choix?

2 août 2012

Éditorial

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Pour le Québec…

Assez! Faut qu’ça change!

Debout!

On s’affiche!

À nous de choisir!

Quel programme!

Tout est sur la table: grand ménage, emplois, économie, Grand nord, s’affirmer, s’enrichir, partager, socialisme, libéralisme, loi, ordre, indépendance…

« Pour le Québec », prétend Jean Charest, il fallait cette élection. Très spéciale, croit-il. « Un choix de société » s’impose ! Le premier ministre sortant veut entendre se prononcer la « majorité silencieuse » qu’il présume favorable à sa gouverne! Il propose ni plus ni moins qu’un référendum pour ou contre les revendications étudiantes. Ou pour l’Ordre contre le Chaos… « Incontournable », claironne celui qui trouvait pourtant cela grotesque au printemps et qui vilipende par ailleurs « les référendums de Ma’amm Maroiais ».

Personne au Québec n’est au fond vraiment dupe des motivations de Jean Charest pour déclencher cette campagne électorale en plein mois d’août, avant les révélations de la Commission Charbonneau. Il aimerait bien avoir encore les mains sur le volant pendant ce bout de route « cahotique » (qui présente des cahots).

Mais M. Legault a raison: « c’est assez! Il faut que ça change! ». Oui, « DEBOUT! », comme Gilles Duceppe le suggérait lui-même aux Québécois dans sa dernière campagne fédérale de 2011. Mais nous avons alors préféré nous agenouiller.

L’Option nationale, dès mardi, a pavoisé Montréal. Tant mieux!… Sur les affiches muettes, son chef, indépendant, sourit à l’avenir. « Demain, c’est maintenant? »

Et nous, entre toutes ces affirmations, ces voeux, ces intentions, bienveillantes ou non, le 4 septembre, nous pourrons choisir. Après écoute et réflexion.

Ce qui est triste, c’est de craindre que les Québécois soient à nouveau « achetables ». Et leur pays à vendre. Jean Charest ne parle que d’argent! Il distribue les avantages sociaux.

Qui aurait cru, au passage de l’an 2000, que l’ère Duplessis pouvait renaître après des époques fières et inspirantes comme la Révolution tranquille et les belles années – malgré tout – de réflexion identitaire. Mais cela s’est avéré…

Avons-nous vraiment de la mémoire? Et de l’honneur? Est-il possible que nous réélisions cet homme aux commandes de notre destinée?

Devant la photo publiée hier par le Devoir, sous le titre Charest est sur le pied de guerre  – contempler  ici  - je me suis demandée ce que les medias raconteraient devant une photo où Pauline Marois afficherait la même expression de hargne ou de haine? « My god! » comme dirait l’autre… ce que l’on entendrait de commentaires! À quoi ou à qui Jean Charest doit-il la tolérance, pour ne pas dire complaisance, dont font preuve les électeurs et les medias à son endroit?

Mais le 4 septembre, « pour le Québec », nous choisirons la suite de l’histoire, comme peuple. Comme peuple, M. Charest, éléments silencieux et bruyants confondus. Espérons que ce peuple soit au rendez-vous et… espérons qu’il soit inspiré, y compris par sa jeunesse et ses casseroles!

Nicole Hébert

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Illustration: steeve pops:  http://monluisant.eklablog.com/pas-d-accord-mais-il-faut-voter-a45844983  Merci!

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Nicole Hébert

2 réponses à «Embarras de choix?»

  1. Liette Perreault A dit:

    Oui à la diversité de l’offre!
    Et que Charest échoue à polariser le débat: la prospérité ou la rue!

    N’empêche que des titres comme Le spectre de l’Espagne plane ( Gilbert Leduc Le Soleil, 2 août 2012, p.Affaires 25) risquent de nuire à un choix éclairé.

    Dans le texte, c’est la Fédération canadienne de l’entreprise indépendante (FCEI) qui s’exprime par la voix de Martine Hébert, sa vice-présidente pour le Québec.Vraiment apolitique, la FCEI?
    Vraiment absent du débat, le fédéral?

    Je me souviens: la peur est une arme qui a fait ses preuves au Québec…

  2. Lina Poirier A dit:

    Si je choisis que la mafia soit prospère, omniprésente et institutionalisée dans mon beau Québec, je vote rouge.

    Mais voter bleu après avoir lu le programme PQ, j’y vois des objectifs de redressement pour un Québec solidaire, démocratique où l’humain et l’environnement ont leur place dans une économie plus saine au service du peuple entier.

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