… Avec intelligence et honnêteté
La remarquable campagne de Pauline Marois.
Elle ne vocifère pas, ne monte pas sur ses ergots, ne gesticule pas, ne se défile pas.
Elle sourit, présente fièrement son équipe, s’avance sans ostentation, tend une main chaleureuse aux citoyens rencontrés.
Elle impressionne sans chercher à s’imposer, à imposer.
Une force tranquille, reflet d’une pensée assurée et cohérente, et d’un caractère heureux, c’est-à-dire généreux.
Phénomène qu’évidemment les journalistes et analystes superficiels ne soulignent pas, ne le voyant pas, aveuglés par le clinquant des coqs de village qui braillent sans cesse leur cocorico, à temps et à contretemps.
Phénomène qu’évidemment les journalistes et analystes superficiels ne soulignent pas, ne le comprenant pas, obnubilés par leur culture dévoyée qui confond courage et fanfaronnade, détermination et agression, discours nourris d’idées mûries et déclarations brodées de slogans tapageurs.
Pauline Marois n’est pas une leader charismatique qui suscite d’emblée la connivence entre elle et ses interlocuteurs. Ses qualités de communicatrice n’en sont pas moins réelles. Elles tiennent dans sa remarquable capacité de tenir un discours débordant d’informations, aussi bref soit-il, car toujours lié à la claire orientation politique qui le soutient, toujours puisé dans un programme dont les objectifs ont été sérieusement étudiés, proposés et adoptés par des centaines de militants, sensibles aux besoins et aspirations de leurs concitoyens, des objectifs parfois terre-à terre, parfois utopiques, mais qui ouvrent tous sur des tâches possibles à accomplir.
Et, phénomène tout-à-fait exceptionnel, Pauline Marois tient un discours chargé de valeurs si fortement ancrées dans notre culture nationale qu’elle n’est pas, contrairement à ses adversaires, obligée de constamment s’y référer nommément. Ces valeurs sont si indissociablement liées aux enjeux de sa campagne qu’elles interviennent d’elles-mêmes, de manière indirecte dans tous ses arguments.
Bien sûr, le discours de Pauline Marois exige que l’électeur soit attentif à ce qui est ainsi mis en cause et c’est tant mieux, car lorsqu’elle se produit son adhésion est délibérée, solide et porteuse de débats véritablement démocratiques, ce qui promet un exercice du pouvoir également démocratique, puisqu’aussi bien on exerce le pouvoir de la manière dont on le prend.
Pauline Marois n’est pas une cheffe charismatique qui fait d’emblée consensus autour de sa personne. Ses qualités de rassembleuse n’en sont pas moins indéniables. L’équipe de candidats qu’elle présente dans la campagne électorale en cours en témoigne de manière magistrale. Ne craignant pas de s’entourer de fortes personnalités, toutes plus compétentes les unes que les autres dans leur domaine d’activités respectif, et possédant tous une solide culture générale, elle montre qu’elle sait s’attirer la confiance des personnes les mieux qualifiées, qu’elle est apte à diriger de main ferme les débats fructueux, certes, mais nécessairement orageux d’un conseil des ministres exigeant. Ce qui est la qualité primordiale d’une première ministre qui veut gouverner en fonction du bien public.
Or, au Québec, gouverner pour le bien public exige la réalisation de l’indépendance nationale. Même à ce chapitre, Pauline Marois mène une bonne campagne. Sans tambour ni trompette mais avec intelligence et honnêteté.
Il semble que sur le terrain, les électeurs rencontrés découvrent avec bonheur la manière de Pauline Marois de faire campagne.
Il faut espérer que des journalistes impartiaux et des analystes rigoureux s’en aperçoivent avant la fin de la campagne et qu’ils répandent la bonne nouvelle.
Andrée Ferretti





11 août 2012 à 11 h 39 min
Oui elle est comme vous dites mais ces qualités ne semblent pas être celles que l’on attend d’un leader en campagne électorale. Et pourtant, cette force tranquille a fait ses preuves dans tous les ministères importants qu’on lui a confiés. Et quelle loyauté de sa part; on ne peut pas en dire autant des Rebello et du leader de la CAQ. Et les journalistes dans tout cela jugent d’un leader aux éclats de voix et à la démagogie des discours dont ils font la promotion (peut-être n’en sont-ils pas conscients?). Ils pensent qu’ils prennent du recul; pour ma part ils n’en prennent pas assez et demeurent incapables de questionner leurs propres positions et ce qui motive leur façon de traiter l’information. Le contenu les « tanne » car cela ne fait pas la manchette.
11 août 2012 à 11 h 41 min
Quelle justesse, Mme Ferretti!
)
Oui, souhaitons que les journalistes commencent à découvrir cette femme et ses talents.
J’aimerais bien avoir quelque chose à ajouter mais non, sinon Merci!
11 août 2012 à 23 h 15 min
oui quelle belle force tranquille…C’est exactement ce que j’ai ressenti à son contact Merci de cette belle ‘écriture’ qui est la vôtre
12 août 2012 à 12 h 31 min
Merci Madame Ferretti.
Je travaille intensément à la campagne électorale de Jean Talon et je distribue votre texte.
Pauline Marois est vraie et son registre de valeurs n’est pas toujours à la mode.
Quand je la rencontre, j’aime sa simplicité, son écoute, son respect,sa solidité.
12 août 2012 à 16 h 11 min
Vous écrivez: « …toujours puisé dans un programme dont les objectifs ont été sérieusement étudiés, proposés et adoptés par des centaines de militants… » C’est très vrai.
Lors du Conseil national électoral du 5 mai dernier à Québec, on a fait la présentation de la plateforme électorale: 99 propositions, présentées une à une par le président de la commissin politique, Monsieur Alexandre Thériault-Marois. Ensuite, 1 heure 30 (±) d’interventions au micro pour ceux et celles désirant amender, étayer, ajouter ou soustraire, selon les consultations faites dans les circonscriptions du Québec. Le président, à l’écoute avec un sérieux remarquable, note tout dans son cahier. Un bel exercice de démocratie.
13 août 2012 à 11 h 03 min
Voilà une opinion qu’on aimerait lire dans les grands quotidiens, et entendre dans la presse électronique. Si tant est que l’on prête foi à ce concert et ses variations sur un même thème de l’absence de charisme chez Pauline Marois, force est d’admettre qu’elle n’est pas seule dans ce pupitre. François Legault a autant de charisme qu’un poteau de téléphone, ce que l’on entend jamais bien sûr. Et même en torturant la vérité, pourrait-on qualifier de charismatique ou de magnétique la personnalité de Jean Charest ? Où le bât blesse-t-il ? Y aurait-il, là aussi, un fort biais sexiste ? Si la raison tout simple tenait à cette bêtise : N’importe qui plutôt qu’une femme. Convainquez-moi du contraire.
13 août 2012 à 20 h 02 min
Je suis d’accord avec vous, Mme Ferretti: Mme Marois n’est pas appréciée à sa juste valeur par la classe journalistique du Québec. Je crois qu’elle doit continuer d’être ce qu’elle est: authentique, réaliste, posée, sage. Je pense que c’est une condition gagnante!
14 août 2012 à 9 h 20 min
Vous visez juste Madame Ferretti.Je trouve cependant que Madame Marois a montré un charisme certain quand elle a dit très fermement : »Regardez-moi bien dans les yeux ,ce que j’annonce se réalisera ». Si je me souviens bien , il s’agissait de l’organisation des places en garderie pour chaque enfant. Je suis personnellement tout à fait prêt à ce que Madame Marois devienne la première femme à devenir Première Ministre du Québec. Elle possède une force tranquille remarquable et sous sa gouverne, je l’espère, on aura enfin réalisé notre rêve:un pays.
16 août 2012 à 10 h 54 min
Transfuge QS déchirée en larmes ce lundi, 13 août, vers le PQ, pour CETTE élection 2012, dans LAURIER DORION (QS n’y a aucune chance de victoire, divise hélas le vote, légère avance des Libéraux… mais chance de victoire PQ si nous nous y concentrons – comté Libéral tant au provincial que fédéral (Justin Trudeau) et PQ pour un seul mandat dans les années 2000 (Elsie Lefebvre, ce texte me rassure : Pauline Marois mènera son équipe pour le Québec et saura donc – au prix de débats houleux au sein de son propre parti, vitalité de la vie démocratique oblige – stopper la destruction libérale (hausse des frais de scolarité, Plan Nord, complicité avec Harper sur les pipelines ouest est (sables bitumineux)… pipelines refusés par la Colombie Britannique. FIN À LA DESTRUCTION. Que le PQ soit donc élu, une urgence vitale.