L’heure juste: Les femmes et la politique

La semaine dernière, nous avons souligné la Journée internationale de la femme. Je me suis rappelé que depuis quarante ans nous célébrons cette journée avec l’espoir de faire progresser la société. En effet, c’est à la suite de l’année internationale de la femme, en 1976, que la journée du 8 mars de chaque année fut consacrée « Journée internationale de la femme » par les Nations Unies. Cela faisait suite à plusieurs initiatives dans différents pays depuis le début du XXième siècle pour souligner une journée consacrée aux efforts et à la condition des femmes.

C’est en 1977 que l’ONU officialisait cette journée mondialement! Depuis que j’ai quitté la vie « très active », je réfléchis souvent au parcours des femmes. C’est toujours avec une certaine tristesse que j’observe les efforts persistants de toutes les générations de femmes pour faire avancer l’équité entre hommes et femmes. Chacune d’entre nous, lectrices de ce site, avons fait notre part et continuons de le faire pour une meilleure reconnaissance de la contribution féminine à la société. Mais il faut faire plus.

Au printemps 2016, j’ai accepté la vice-présidence de l’Amicale des Anciens Parlementaires du Québec où je poursuis cette recherche de l’équité. C’est un fait que les progrès de la société découlent des lois et des règles qui encadrent nos vies. Il faut donc qu’il y ait plus de femmes qui participent à l’encadrement de notre « vivre ensemble Québécois » pour que les priorités des femmes soient reconnues.

L’Amicale des Anciens Parlementaires du Québec (AAPQ) est un organisme sans but lucratif non partisan regroupant les anciens parlementaires du Québec souhaitant rester en contact entre eux et avec la vie parlementaire. Lors de la dernière assemblée générale en 2016, nous avons fait un effort pour intéresser plus de femmes ayant déjà assumé la responsabilité parlementaire à se joindre à nous. Ce fut un beau succès et leur participation a été importante. L’AAPQ possède différents comités se penchant sur des sujets d’intérêts pour les anciens parlementaires. Il existe un comité sur le parlementarisme et la démocratie, un comité des communications qui publie une revue intitulée « Le droit de parole, » un comité des archives et objets de mémoire et un comité des activités. Cette année nous avons mis sur pied un comité des femmes anciennes parlementaires.

C’est un constat troublant qui a provoqué la création de ce comité. En effet, lors de la dernière élection, le nombre de femmes élues à l’Assemblée Nationale a dramatiquement chuté passant de 33% à 28% du total de la députation. Devant ce constat, il fallait agir. Le Comité des femmes anciennes parlementaires du Québec se concentre sur la participation accrue des femmes à l’Assemblée Nationale du Québec. Ce comité, non partisan je le répète, offre du support de toutes sortes aux femmes qui souhaitent se présenter aux élections québécoises. Présidé par Marie Malavoy, ce comité a établi des relations avec d’autres groupes féministes, comme le Groupe Femmes, Politique et Démocratie, le Conseil du Statut de la femme, le Cercle des femmes parlementaires, l’Effet A et le Collectif des femmes, pour ne nommer que ceux-là. Il faut que les femmes investissent les lieux décisionnels des pouvoir exécutif (gouvernement), législatif (Assemblée Nationale) et judiciaire (magistrature). Chaque effort compte si l’on veut redéfinir les règles du vivre ensemble.

Parlant de vivre ensemble, Gabriel Nadeau-Dubois a bien mal commencé son implication politique. La théorie du « déluge » avant moi et de la « terre brûlée » après moi est vieille comme le monde et ne traduit pas une vision nouvelle de faire de la politique. Elle reflète surtout une attitude très populiste. Décevant pour ce jeune politicien campé dans une vieille façon de se faire valoir. À suivre…

Rita Dionne-Marsolais

Rita Dionne-Marsolais

A propos de Rita Dionne-Marsolais

Après une carrière de 25 ans dans les milieux d'affaires montréalais, canadiens et internationaux, Rita Dionne-Marsolais a été élue députée de Rosemont durant quatre mandats. Économiste de formation elle a été, entre autre, Déléguée Générale du Québec à New York de 1984 à 1988. De plus, elle a assumé plusieurs portefeuilles ministériels entre 1994 et 2008, dont ceux du Tourisme, du Revenu, de l'Énergie, et de l'Industrie et du commerce. Elle s'est retirée de la vie politique en ne se présentant pas à l'élection de 2008.

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