La nouvelle cheffe du Bloc Québécois

17 mars 2017

Actuelles

martine-ouellet-bloc-chef -

Le 11 décembre 2013, nous faisions de Martine Ouellet notre Actuelle.

Ce choix s’impose à nouveau comme Cheffe du Bloc Québécois, ce Bloc qu’elle veut « faire renaître » comme un « phénix » qu’il est, répète-t-elle au moment d’en prendre les rênes.

À cette occasion, nous vous proposons de revoir le portrait que nous faisions de madame Ouellet en 2013 et de consulter l’Historique du Bloc Québécois dans la Section Histoire (extrait du site de ce parti politique « fédéral » atypique).

Martine Ouellet

Élue députée de la circonscription de Vachon aux « partielles » de 2010, Mme Ouellet sera réélue avec près de 15 000 voix de majorité à l’élection de l’automne 2012. Et, à la satisfaction des environnementalistes et au grand dam de certains autres milieux, elle fût audacieusement choisie par Pauline Marois comme Ministre des Ressources naturelles. Il faut dire que, de 2010 à 1012, elle s’était démarquée dans ses rôles de porte-parole de l’opposition officielle en matière d’environnement et de développement durable, d’août 2010 à août 2011 et en matière de mines et de gaz de schiste d’août 2011 à août 2012.

Parcours

Née à Longueuil, Martine Ouellet a d’abord complété des études de baccalauréat en génie mécanique à l’Université McGill en 1992, puis un MBA à l’École des Hautes études commerciales de Montréal en 1998.

En 1992, elle entreprit une carrière d’ingénieure au service d’Hydro-Québec, où elle occupa différents postes au sein de la division Distribution, dont responsable des ventes – Mines, métallurgie et fabrication.

Parallèlement, dès 1987, Martine Ouellet milite au sein du Parti québécois. Elle a été membre de l’exécutif de l’aile jeunesse du parti et a occupé des fonctions au sein de son association locale ainsi qu’au niveau régional. Elle a été membre de l’exécutif national du Parti québécois entre 1995 et 2000.

Autre forme d’engagement social, cette mère de deux enfants a siégé au sein du conseil d’administration de son Centre de la petite enfance. À compter de 1995, elle fût aussi active dans les organismes à vocation environnementale.

Intéressée à la question de la protection de l’eau, elle fût responsable du mémoire déposé par le Parti québécois lors de la commission parlementaire sur la gestion de l’eau au Québec, en novembre 1999, un texte qui allait devenir la Politique nationale de l’eau adoptée en 2002 sous la gouverne du ministre de l’Environnement, André Boisclair.

En cohérence, elle milite, de 2000 à 2010, au sein de la Coalition Eau Secours, dont les deux dernières comme présidente. À ce titre, elle fût la porte-parole de cet organisme dans les dossiers de la gestion publique de l’eau et de sa commercialisation, aussi bien que sur des dossiers comme celui des cyanobactéries.

Cette préoccupation et cet engagement pour les questions environnementales et énergétiques la suivront dans le cadre de son engagement politique ultérieur et actuel.

Les arts

Une anecdote toute différente, révélant une facette attachante de cette politicienne, Mme Ouellet, jeune députée, a eu l’envie de donner une belle visibilité aux artistes en arts visuels, en leur offrant une place «chez elle», dans son bureau rénové.

« Chaque exposition était présentée sur une période de deux mois, avec relâche en saison estivale. Sans calendrier officiellement établi, des collaborations avec les artistes des environs, les gens d’affaires du milieu, de même qu’avec des maisons de jeunes étaient envisagées. »

Considérant cette femme jeune, et jeune en politique active, comme une batailleuse opiniâtre et valeureuse vouée aux intérêts supérieurs du Québec, nous saluons respectueusement ici cette Martine Ouellet.

« Une ressource naturelle à exploiter » avait déjà titré un blogueur du Journal de Québec à son sujet. Nous serions bien tentées de lui maintenir ce titre…

Depuis 2013

Depuis cette description, Martine Ouellet a poursuivi sa carrière de députée, à titre de porte-parole de l’Opposition pour l’environnement, son principal cheval de bataille outre l’indépendance du Québec, évidemment. Au printemps 2016, après avoir été de la course 2015 remportée par Pierre-Karl Péladeau, elle se lance, déterminée, dans la suivante, cette longue et mémorable course – 6 candidat.es au départ, 4 à l’arrivée – aux nombreux rebondissements, remportée cette fois, contre toute attente, par Jean-François Lisée.

Cette fois-ci, Mme Ouellet accède bel et bien, par acclamation, à la « chefferie » d’un parti indépendantiste.

Ce samedi, 18 mars, le Bloc procèdera donc  au « lancement » de sa cheffe au Theatre Plaza, lors d’un Rassemblement pour lequel on retrouve l’invitation ICI.

independantes.org

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Sources: wikipedia, Sites officiels PQ et Assemblée nationale. Hebdo régional

Photo: Radio-Canada.ca

independantes.org

3 réponses à «La nouvelle cheffe du Bloc Québécois»

  1. Diane Gélinas A dit:

    Reprise de mon commentaire dans Le Devoir du 16 mars 2017
    Édito de Manon Cornellier : Le bloc, nouvelle mouture
    http://www.ledevoir.com/politique/canada/494089/martine-ouellet-le-bloc-nouvelle-mouture

    «La gestion multi-tâche

    Merci de mentionner : «Rien ne l’interdit, a tranché le commissaire québécois à l’éthique, mais il a averti qu’il y avait des risques « sérieux » de conflits d’intérêts.»

    Je suis étonnée qu’une femme comme vous doute que la gestion multi-tâche est habituellement l’apanage des femmes dans notre société.

    Je ne vois pas le conflit d’intérêt à ce que Madame Ouellet se rende à Ottawa les lundis aux frais du Bloc. Ses adversaires les plus enragés pousseront-ils l’outrecuidance de lui couper 1/7 de son salaire en compensation ? Au point où l’on en est, rien ne me surprendrait.

    Madame Ouellet N’EST PAS ÉLUE à Ottawa : elle est cheffe du Bloc. En 2017, les moyens de communications ne sont pas limités aux déplacements : les nouvelles technologies, Skype, Whatsapp, la conférence téléphonique, etc. peuvent remplacer les rencontres personnelles par des réunions virtuelles… L’équipe du Bloc est assez bien rodée pour assumer ses responsabilités jusqu’en 2018 et au-delà, si le Parti juge qu’elle doit attendre l’élection de 2019 pour se présenter.

    N’étant plus députée péquiste, le Parti Québécois n’a plus droit de regard sur sa décision. En demeurant à l’AN, elle rend service au Québec en évitant une élection partielle. À la fin de son mandat, elle recevra l’allocation de transition à laquelle tout député qui ne se représente pas a droit. Si elle partait avant la fin, elle en serait privée selon les règles adoptées sous le PQ.

    Si cette possibilité lui est refusée, la seule déduction possible sera qu’il faut absolument être indépendant de fortune pour se présenter à un poste électif. Or, ce serait un bien mauvais message à lancer aux femmes en politique… Et c’est bien là que le jupon dépasse chez ceux qui la harcèlent pour qu’elle démissionne…

    Ce dont elle doit s’assurer et affirmer haut et fort pour clouer le bec aux «maniganceux», c’est l’appui à sa démarche par son électorat de Vachon dont elle est la représentante à l’Assemblée Nationale.

    Jean-François Lisée a admet publiquement sa préférence de la voir partir… Quelle belle occasion ratée de se taire ! Il vient de s’amalgamer avec les «maniganceux» de l’AN.

    http://ici.radio-canada.ca/nouvelle/1015177/course-direction-bloc-quebecois-martine-ouellet-demission-depute-vachon-manon-masse

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  2. ouhgo St-Pierre A dit:

    Essentiel, en effet, que la résistance québécoise soit de nouveau connue du ROC. Pendant trop longtemps (les 30 ans de GND)nous avons voulu être « amis » avec nos voisins de bancs à Ottawa. Avec Martine, le message passera: ça suffit!

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  3. Huguette Savoie A dit:

    Avec cette Dame à la barre du BLOC, notre Pays en devenir est entre bonnes mains. Il nous suffira d’y être fidèle et de la protéger avec toute notre volonté afin que les vautours qui rodent n’affaiblissent pas son envol. Soyons solidaires et appuyons cette merveilleuse équipe vers ce Pays qui se languit de nous attendre.

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