Les chutes Montmorency vers 1784

14 avril 2017

Québec en peintures

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Une aquarelle de James Peachy*

« La chute Montmorency (parfois chutes, au pluriel) est une chute d’eau située à l’embouchure de la rivière Montmorency où celle-ci se déverse par le rivage en falaise dans le fleuve Saint-Laurent, vis-à-vis de l’extrémité ouest de l’Ile d’Orléans.

La chute, d’une hauteur de 83 mètres, est la plus haute de la province de Québec et dépasse de trente mètres les chutes Niagara. La profondeur du bassin au pied de la chute est de dix-sept mètres. » (Wikipedia)

Voir le poème de Louis Fréchette dans la Section Poèmes pour le pays, ICI.

Et, en complément:

La légende de la Dame blanche

« Remontons le fil du temps jusqu’en 1759 : Mathilde vit sur la Côte-de-Beaupré. Elle est pleinement heureuse : à la fin de l’été, elle épousera le beau Louis, celui qui fait battre son cœur. Mathilde a cousu elle-même sa robe de mariée, blanche, comme il se doit. Quelques rumeurs planent sur Québec, comme quoi les Anglais voudraient s’emparer de la ville, mais Mathilde n’y prête pas trop attention. Rien ne peut assombrir son bonheur…

Rien, sauf la guerre. Car le 31 juillet, tout bascule.Des cris retentissent soudain : les Anglais sont là, au pied de la chute! Ils veulent prendre Québec aux mains de la France! Les femmes et les enfants se réfugient dans la forêt pour attendre la fin des combats. Les hommes vont prêter main-forte aux soldats français. Le courageux Louis embrasse Mathilde et promet de revenir rapidement.

La Bataille de la chute Montmorency dure quelques jours. Quand elle cesse enfin, malgré le triste tableau des soldats des deux camps morts ici et là, des cris de joie montent dans le ciel de Québec : les Français ont gagné! Victoire! Les hommes regagnent la forêt pour retrouver leurs proches. Le cœur serré, Mathilde attend. Louis ne revient pas. Presque tous sont de retour, maintenant… et Mathilde attend, encore et encore.

Un commandant lui apprend la terrible nouvelle: Louis est mort au combat. Il ne reviendra pas. Folle de douleur, elle court vers sa maison, enfile sa robe de mariée blanche, pose son voile sur ses cheveux. Mathilde Robin se dirige ensuite vers la chute où son fiancé et elle aimaient tant se promener. Cette chute au pied de laquelle Louis a péri. La pleine lune éclaire sa silhouette fragile. Mathilde ouvre largement les bras en croix. Dans un dernier gémissement de douleur, elle se laisse tomber dans les eaux tumultueuses de la chute Montmorency. On dit que son voile fut emporté par le vent et qu’il se déposa sur les rochers. Quand les gens de la Côte-de-Beaupré passèrent devant, le lendemain, une nouvelle cascade était apparue. On l’appela le Voile de la mariée. Elle est toujours là, juste à gauche de la chute. »

(Réf: http://focus.tv5monde.com/legendescanadiennes/dame-blanche-texte/)

Indépendantes.quebec

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*James Peachey, probablement né en Angleterre, faisait partie de l’armée britannique. C’est ce qui l’a amené au Bas-Canada où il a fait trois séjours. Au moment où il produit cette aquarelle, il en est à son 2e séjour et est alors enseigne au premier bataillon du 60e régiment d’infanterie. Dans ses tableaux du Bas-Canada, il a immortalisé Sorel, Rivière-du-Loup, Québec, Montréal et bien d’autres villes sises sur les bords du fleuve Saint-Laurent.

(Source de ces infos: https://tolkien2008.wordpress.com/2010/06/20/peinture-james-peachey-et-le-bas-canada-en-1784-1785/)

independantes.org

Une réponse à «Les chutes Montmorency vers 1784»

  1. Lise Reid A dit:

    Un si beau pays, il faut qu’il reste français de langue et de culture. Nous avons un combat digne et essentiel à gagner.

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