Realpolitik

12 mai 2017

Libre expression

À la suite de l’élection d’Emmanuel Macron en France, de plus en plus de commentateurs et commentatrices imaginent un avenir sans partis politiques. On s’inspire du mouvement «En Marche!» créé seulement 13 mois avant les élections françaises.

De son côté, Réjean Parent affirme : «S’il est une chose que le Parti québécois devrait retenir de l’élection française, c’est de cesser de s’égarer dans la quête d’alliances fumeuses. Il devrait plutôt porter fièrement le programme qu’il propose aux Québécois pour assurer leur bien-être.» [1]

Après l’ultimatum de cette semaine, Jean-François Lisée souhaite-t-il vraiment un accord avec Québec Solidaire? En provoquant les Solidaires de cette façon, ne souhaite-t-il pas plutôt qu’ils refusent tout type alliance; QS porterait alors l’odieux du refus, allégeant ainsi l’ordre du jour du congrès du PQ en septembre.

Si les congressistes retiennent le report de la consultation sur l’indépendance à 2022 sans se laisser une ouverture à des référendums d’initiative populaire, les militant.es indépendantistes auront une décision à prendre rapidement. Et, coïncidence, il restera environ 13 mois avant les élections québécoises…

Quant à la CAQ, François Legault est devant la situation du «PM Last Call» et il n’acceptera jamais d’entente avec le PQ, sa seule ambition étant depuis le début de devenir Premier Ministre du Québec.

Un mouvement «Québec d’abord!» devra être lancé pour mettre fin aux mille et une tergiversations des partis et au je-m’en-foutisme des politiciens en place.

Pourquoi ne pas envisager un mouvement appuyé par le «OUI-Québec» qui préconiserait une plate forme progressiste tout en offrant la possibilité de tenir des consultations populaires devant toute situation sans issue ?

Cette organisation devrait se choisir un.e leader charismatique – une Véronique Hivon ou un Jean-Martin Aussant par exemple – pour sortir de l’impasse.

«Si vis pacem para bellum!». Si tu veux la paix, prépare la guerre! Pourquoi donc attendre que «le ciel gaulois nous tombe sur la tête» et ne pas initier dès maintenant une sérieuse réflexion dans l’éventualité où nul parti ne corresponde aux aspirations légitimes du peuple québécois dans une avenir prévisible ?

Un peu d’imagination, que diable !

Diane Gélinas

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[1] http://www.journaldemontreal.com/2017/05/10/en-avant

Diane Gélinas

A propos de Diane Gélinas

"Fille d’un écrivain humoriste, auteur de radio-romans et pionnier de la pub au Québec et d’une réceptionniste très appréciée à CKAC où ils se sont connus, on pourrait dire que le sens de la communication coule dans mes veines depuis ma naissance." Secrétaire et formatrice, impliquée syndicalement et politiquement , Diane Gélinas est retraitée depuis 2001 mais travaille comme rédactrice et traductrice de textes anglais et espagnol en français... par pur plaisir.

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