Terre du nord

Mon sang coule sur cette terre du nord

Depuis longtemps, mon espoir s’est greffé à ses paysages

Comment l’exprimer?

Je monterais des palissades

Goberais le sol pour bien sentir son odeur

Marcherais à tâtons pour reconnaître son chemin

Je referais l’histoire pour mieux rejoindre l’horizon

Pour me tenir debout

Comme un symbole de puissance d’ici

Je tiens ma terre

La terre de mes ancêtres

À bout de bras

À bout d’amour

À bout d’espérance

Dans Montréal, je marche

J’arpente ses rues

Je scrute ses lampadaires

Observe ses ruelles, ses escaliers

L’enlignement des maisons

Je tiens là ma terre

J’image son sourire, sa fierté, sa ténacité

Son enracinement

Et je peine encore

À ne mieux pouvoir l’entourer, la célébrer, propager son passé, son avenir

Les humains d’aujourd’hui ne peuvent satisfaire mon soleil

C’est à un aïeul que je veux, voudrais parler

Qu’il me tende une main d’enfant confiant

Qu’il me raconte sa vie d’étoiles brulées

De racines enfoncées

De peines soulevées, maîtrisées

De joies inédites, de rêves accomplis

Je marche encore

Des cailloux me sourient

M’apaisent

M’indiquent un chemin de tendresse

De liberté.

France Bonneau

France Bonneau

A propos de France Bonneau

France Bonneau a publié : AU BOUT DE L’EXIL, aux Éditions Teichtner, en 2008. Elle a conçu et livré un spectacle du même nom, en divers lieux culturels. LA PORTE GRAND OUVERTE, son dernier recueil de poésie, a été édité en 2016, par les Éditions Cornac. France a aussi écrit plusieurs textes politiques sur les sites vigile.net et independantes.quebec, des textes à saveur théâtrale joués au théâtre Parenthèse ainsi que de nombreux poèmes dans diverses revues littéraires. Elle participe régulièrement à des lectures publiques. Elle est membre de l’UNEQ, de la Société Littéraire de Laval, de la Fédération du Loisir littéraire du Québec et en tant que parolière, elle fait partie de la Socan et de la Sodrac.

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Une réponse à «Terre du nord»

  1. Denis Binet A dit:

    Merci France Bonneau. Moi aussi j’aime mon pays mais il me fait mal.

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