Conclusion…

17 juillet 2017

Éditorial

Van-Gog.-Irisy- -

Celles et ceux qui ont le plus d’intuition parmi les habitué.es de ce site auront sans doute déjà compris qu’il tirait à sa fin.

Cette Conclusion sera très personnelle. Dans la nuit de vendredi dernier, pour l’une des rares fois de mon existence, je me suis retrouvée en état d’insomnie. Et à 1h38 exactement, j’ai compris mon ressenti à l’égard de la gestion actuelle d’indépendantes.quebec.

Je l’ai compris on ne peut plus clairement grâce à une image – une métaphore bien précise qui ne m’a laissé aucun doute sur la voie à suivre. Je lui en sais gré. Ce ressenti durait depuis un bon moment déjà et c’est lui qui m’amène à la décision de mettre fin dès maintenant au site, persuadée qu’il ne mène plus le combat qu’il projetait.

Je sais, ce n’est pas la première fois que cette fin est envisagée mais « cette fois ça y est ». Pas de r’venez-y, aurait dit ma mère!

Pendant bientôt 6 ans, ces six ans qu’il aurait eu le 30 novembre prochain, ce site – au départ une ambitieuse entreprise de groupe – a tâché d’apporter sa contribution au projet d’indépendance du Québec. Dans son contexte actuel – son propre contexte – mon bilan est qu’il ne le fait plus, au contraire. J’écris « mon » bilan parce qu’il s’agit bien de celui que j’en fais et que c’est moi qui prends aujourd’hui, en toute légitimité, la décision de mettre la clé sur la porte.

J’aimerais bien trouver une façon simple d’expliquer ce qui entraine cette conclusion mais trop de facteurs ont joué, depuis le début, pour avancer une seule explication.

Retenons que les lacunes de participation et la baisse graduelle d’achalandage pourraient à elles seules servir de prétexte acceptable et qu’on peut donc s’y tenir.

Aussi, je ne m’étendrai pas sur le contexte actuel. Ça risquerait d’être ombrageux.

Je me limiterai donc aux remerciements.

Merci à toutes celles – et ceux – qui ont contribué de différentes façons. Et surtout, bien sûr, aux chroniqueuses, d’abord celles dont la collaboration n’a jamais fléchi. Elles trouveront facilement d’autres avenues pour partager leur pensée et leurs propos. Sans doute même, comme cela leur a déjà été exprimé, dans des médias plus dignes d’elles. Je le leur souhaite. Elles ont été invitées à offrir, celles qui le désirent, une dernière chronique au cours de cette semaine. Liette Perreault le fait aujourd’hui même, pour clore La belle parlure.

Jusqu’au 15 août, le contenu actuel du site restera en ligne, pour permettre d’y retenir ce qui vous convient et pour quelques relectures, puisqu’il y a dans ce contenu beaucoup de précieux éléments. Et les activités de la Page Facebook se poursuivront jusqu’à ce jour-là.

Alors, au-revoir toutes et tous. Bon vent! Pendant que les Québécois jouent « au boutte » le jeu de cette imposture qu’est la Fête de ce faux 150e* du Canada (voir ICI), qu’ils s’en font étonnamment « complices » et se laissent mener, tout joyeux, en bateaux à voiles…, en même temps par ailleurs, dans notre toujours « province », on prépare la commémoration du cri du Général de Gaulle: Vive le Québec libre!. Dans ce contexte, nous continuerons, chacun.e à sa façon, à faire notre part pour que ce Québec libre survienne. Il y en a qui croient sincèrement que nous n’avions pas besoin du « coup de pouce intrusif » du Général – y compris René Lévesque, comme le rappelle ICI Philippe Bernard, président de la Fondation René-Lévesque – mais on peut accueillir encore aujourd’hui ces célèbres paroles qui ont secoué le Québec, le Canada, voire le monde, comme un écho de nous-mêmes que le Général a osé faire entendre en 1967, à deux pas du Maire Drapeau, et qui résonnera aux oreilles du Maire Coderre, veut, veut pas, cinquante ans plus tard. Le Général doit trouver que nous ne sommes pas des plus rapides à nous libérer mais bon: « Un jour viendra qui n’est pas venu… « 

À ce jour-là donc, où l’on verra, j’espère, plein d’Iris en fleurs,

Nicole Hébert

Note: il n’y aura pas de commentaires publiés suite à l’annonce de cette décision, ni sous aucun autre texte. Ils pourront l’être par ailleurs sous les liens de la Page Facebook.

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*En rappel, L’autre 150e: http://autre150e.ca/

Image: Les Iris de Van Gogh

Nicole Hébert

A propos de Nicole Hébert

Nationaliste dès la prime adolescence et indépendantiste depuis les premiers discours de Pierre Bourgault. Gaspésienne d'origine, Nicole Hébert est résidente de la ville de Québec depuis belle lurette. Intervenante sociale, elle a oeuvré dans différents milieux: psychiatrie infantile, éducation, toxicomanie. Elle apprécie maintenant une retraite qui lui permet de s'adonner à l'écriture; elle a publié, en 2007, à compte d'auteure, un recueil de "petites choses", intitulé "Étendre au soleil".

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