« Être manqué »

17 juillet 2017

La belle parlure

La plus ancienne référence au substantif « manque » date de l’an 1185, selon Le petit Robert. C’est le mot latin mancus, signifiant manchot. On retrouve dans le vieux français l’expression «bras à la manque» pour désigner aussi bien l’absence de bras que l’absence de force dans le bras. Une extension plus abstraite du mot servant à exprimer l’idée de faire défaut. D’après Larousse, la langue italienne a adopté, en 1791, le verbe mancare signifiant précisément «être défectueux».

Le sens originel de «perte de force», s’est transmis jusqu’à l’époque de mes grands-parents. « Être manqué » voulait dire ne plus être capable d’un effort de plus sans défaillir. Donc, l’obligation de s’arrêter pour se reposer, de passer la main au suivant. Quitte à repartir plus tard, lorsque l’énergie reviendra… Mes ancêtres disaient aussi «j’ai manqué de tomber, de mourir … », au sens de passer proche d’une catastrophe. Le français moderne retient plutôt le terme «faillir».

Les indépendantes vont se retirer de scène. Les indépendantes sont manquées.
Canada, pour sa part, «a ben manqué mourir» …
Mais comme il a survécu à deux référendums, il se croit invincible.

Dépêche-toi de fêter, Canada, te riant de nous dans le dos de Julie Payette!
Car cette histoire est à suivre dans le temps long des générations à venir…

Liette Perreault

Liette Perreault

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